article 376 : "Nous vieillirons ensemble"


Mimie Mathy et Benoist : "Nous vieillirons ensemble"
 
Pour dénicher son prince charmant, Joséphine aurait claqué des doigts. Mimie, elle, a tendu la main. C'était en avril 2003. Comme chaque soir lors de son spectacle » j'adore papotez avec vous », elle invite un spectateur sur scène. Cette fois, c'est le bon : ils se marieront deux ans plus tard. « Que moi, à 45 ans, j'aie rencontré l'homme de ma vie, ça veut dire que ça peut arrivez à tout le monde », confie t-elle.

Aujourd'hui, dans son one-woman-show « je re papote avec vous », Mimie Mathy raconte ses dis années de bonheur. La comédienne qui sait le mieux remonter le moral des Français a trouvé des épaules de géant sur lesquelles s'appuyer.
 
 
Huit ans après son mariage, 
l'ange gardien de TF1 veille avec amour sur l'homme de sa vie.
 
 
Paris Match : Dans votre nouveau spectacle, inspiré de votre vie personnelle, vous arrivez sur scène en robe de mariée. Est-ce une façon de célébrer vos 10 ans d'amour avec votre mari, Benoist Gérard ?
Mimie Mathy : Je souhaitais que ce spectacle débute comme un conte de fées correspondant à ce que j'ai vécu dans la vraie vie. C'est également une façon de donner de l'espoir aux autres, pour qu'ils se disent : “Si elle s'en est sortie, moi aussi je peux m'en sortir !”
 
Paris Match : Vous y avez toujours cru ?
Mimie Mathy : J'y ai cru très longtemps, car j'ai toujours été d'une nature optimiste. Et c'est justement lorsque je commençais à renoncer que j'ai rencontré mon bonhomme. C'était en avril 2003, à Saint-Brieuc, à la fin de ma tournée. Il avait cuisiné pour la troupe du théâtre, et on l'avait installé avec sa filleule aux deux seules places qui restaient au premier rang. Comme je le faisais chaque soir avec un spectateur pris au hasard dans la salle, je l'ai fait monter sur scène. Il avait l'air tellement gentil que je me suis dit : “Celui-là, il doit être homosexuel ou prêtre !” Lui ne savait pas trop qui j'étais. Il avait un vague souvenir de moi dans “Le petit théâtre de Bouvard”.
 
Paris Match : A 47 ans, vous réalisiez le rêve de votre vie : celui de vous marier...
Mimie Mathy : Lorsqu'on se marie à cet âge, on sait qu'on ne va pas faire d'enfants mais qu'on élabore une construction à deux qu'on espère stable et forte. On veut vivre, vieillir et finir ensemble. Lui était séparé de sa femme. Moi, dans une histoire qui n'avait pas commencé avec des princes pas toujours charmants.
 
 
“Mes parents ne m'ont jamais traitée en petite.
Ça m'a donné une force incroyable”
 
 
Paris Match : En épousant Benoist, vous deveniez aussi la belle-mère de quatre enfants...
Mimie Mathy : Comme dans toutes les familles recomposées, il a fallu s'apprivoiser. Il y a eu des moments forts et des moments difficiles. Maintenant, il n'y a plus que des moments forts. Je ne lésais personne, il a juste fallu que chacun trouve sa place. Aujourd'hui, je vais être grand-mère sans être passée par l'étape maman !
 
Paris Match : Peu après votre mariage, Benoist, cuisinier de son état, ouvrait un restaurant près de l'Hôtel Drouot. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Mimie Mathy : Nous l'avons vendu il y a cinq ans. Pour qu'il soit rentable, il aurait fallu que Benoist assure aussi les repas du soir. Mais avec mon métier, nous ne nous serions jamais vus et ce n'est pas vraiment ce que l'on souhaite en se mariant tard ! Après l'épisode du restaurant, il a dû trouver quelque chose qui lui permette de s'épanouir. Il a suivi des stages d'½nologie et s'est pris d'une véritable passion pour le vin et la vigne.
 
Paris Match : De quelle façon l'exerce-t-il ?
Mimie Mathy : Juste après avoir vendu le restaurant, nous avons acheté une maison en Provence, avec 7 000 mètres carrés de vignes. Au début, nous avons chargé quelqu'un de s'en occuper, jusqu'à ce que Benoist obtienne sa licence de vigneron. A présent, il est là-bas chaque semaine, du mercredi au samedi, et son vin, élaboré sous une forme biodynamique, va être bientôt commercialisé sous l'appellation “Domaine de Minoist”...
 
Paris Match : Cette maison, vous y allez souvent ?
Mimie Mathy : Dès que je peux. Elle est spacieuse, avec sept chambres. Chaque été, nous y avons instauré un petit rituel : la première semaine d'août, nous y invitons nos meilleurs copains, qui font la cuisine à tour de rôle. On y trouve aussi bien Stéphanie Fugain qu'une amie chef anesthésiste. On rigole, on picole, on est heureux et on n'embête personne. On a même décidé Alice Dona à acheter une maison à 1 kilomètre de la nôtre. J'adore faire les courses et je connais par c½ur chaque rayon de l'Intermarché du coin ! Cette demeure est devenue notre maison de famille. Tout d'abord parce qu'une de mes s½urs habite juste à côté, mais également parce que deux des enfants à Benoist vivent à Marseille. Et aussi parce qu'elle se trouve seulement à deux heures de Lyon, où vivent mes parents. Ils viennent souvent. Dès l'enfance, ils m'ont transmis une force incroyable en ne me traitant jamais en « petite ». Tu n'y arrive pas ? tu prends une chaise et tu grimpes !, m'encourageaient-ils. Alors, aujourd'hui encore, quand j'entends les journalistes célèbres, qui me connaissent bien, me dire : « mais enfin Mimie, avouez-le, enfant, vous étiez forcement malheureuse », cela m'agace prodigieusement.
 
Paris Match : C'est aussi dans cette maison que vous avez écrit une partie de votre spectacle, « je re papote avec vous » ...
Mimie Mathy : J'avais commencé à en rédiger une première mouture, il y a deux ou trois ans. L'année dernière, j'ai demandé à Muriel Robin d'y mettre sin grain de sel. Nous nous sommes enfermées quelques jours dans cette maison pour travailler du matin au soir ; pendant que Benoist nous faisait la cuisine. Disons que j'ai fais la recette toute seule et que Muriel, Roger Louret et Jean Philippe Lemonnier en ont assuré l'assaisonnement. Je souhaitais quelque chose de très féminin et tendre, à la fois drôle et sincère.
 
Paris Match : En janvier, vous allez participer à nouveau à l'aventure des Enfoirés, très critiquée récemment par Eddy mitchell.
Mimie Mathy : Je ne supporte pas d'entendre dire qu'on est payés ou qu'on vient pour faire notre promo ! Non seulement nous ne percevons aucun salaire, mais nous payons nos repas et l'ensemble de nos frais, seuls le transport et l'hôtel étant pris en charger. L'an passé, sur TF1, nous avons récolté 13 millions d'euros, ce qu'aucune émission n'arrive à faire. Nous constitutions une famille et somme tous là pour la bonne cause, avec de bons et de moins bon interprètes. Nous assistons aux mariages, aux naissances et aux divorces des uns et des autres ; nous allons voir nos spectacles respectifs, nous sommes heureux. Quand Eddy Mitchell critique les Enfoirés, il oublie que, lorsqu'il a commencé à faire du cinéma, les autres comédiens ne lui reprochaient pas d'être chanteur ! Les Enfoirés, c'est également une fête nationale qui célébrera ses 25 ans et, cette année, Dany boon va intégrer la troupe.
 
 
J'ai tendance à être têtue, râleuse.
Mais je finis toujours par reconnaître mes torts
 
 
Paris Match : Un autre de vos registres incontournables est « Joséphine », où la révélation de votre salaire a créé la polémique...
Mimie Mathy : Et en plus, c'était faux ! Cela me vaut, depuis, d'être inondée de couriers du type : « Pourriez-vous me donner 150 000 Euros pour acheter ma maison ? Dans la vie, je ne suis pas Joséphine ! Si je claque des doigts, il ne se passe rien.
 
Paris Match : Joséphine existe depuis seize ans. Pensez-vous la faire vivre encore longtemps ?
Mimie Mathy : Nous sommes passés de cinq à quatre tournages par an. Quatre nouveaux épisodes sont programmés pour 2014 et quatre autres 2015. Ensuite, on verra. Il ne faudra pas faire l'épisode de trop.
 
Paris Match : Depuis vos débuts, votre carrière n'a jamais connu de creux.
Mimie Mathy : Trente ans de succès ininterrompu, c'est un miracle et j'ai toujours très peur que ça s'arrête. Ces dix dernières années, j'ai subi deux importantes opérations du dos et j'ai craint de ne pas pouvoir remonter sur scène. Je suis tellement heureuse d'avoir retrouvé mon énergie ! Je me ménage et me protège.
 
Paris Match : On dit que, dans la vie, vous pouvez parfois avoirs, mauvais caractère...
Mimie Mathy : C'est vrai que j'ai tendance à être têtue, soupe au lait, speed, râleuse et à m'énerver très vite. Mais je finis toujours par reconnaître les torts. Depuis mon mariage, j'ai acquis une certaine sérénité. J'ai longtemps été le soutien de beaucoup de gens. Désormais, j'ai mon pilier. Je portais tout toute seule et, aujourd'hui, j'ai enfin appris à me laisser conduire.

Paris Match
Propos recueillis par Caroline Rochman
Photo de Yves Bottalico
Droit d'auteur de cette interview
 
Blog sur Mimie Mathy
mimiemathylove270805
Publié par Sophie R.

Tags : la vie de mimie

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Comments :

  • amiemelissa

    15/04/2018

    superbe blog

  • amiemelissa

    15/04/2018

    Bonjour (l)
    Il est l'heure pour moi
    De faire mon petite tour
    Et c'est chez toi
    Que je m’arrête quelques minutes
    Pour te souhaiter une bonne journée
    En ce dimanche
    Gros bisous de ton amie mélissa

  • amiemelissa

    15/04/2018

    trés bon dimanche

  • amiemelissa

    15/04/2018

    magnifique

  • christineditcricri62100

    19/02/2018

    10 sur 10 pour tous ton blog

  • Evy7707

    07/02/2018

    Super article

  • melanie-kizo

    19/01/2018

    Bonjour
    C'est avec grand plaisir
    Que je passe te souhaiter
    La plus douce des journées
    Bisous melanie

  • leschatonsadorables

    15/01/2018

    Mimie Mathy est juste formidable ! J'adore cette femme ♥

  • christineditcricri62100

    09/01/2018

    tros beaux

  • lilirosy62

    13/11/2017

    Bonsoir
    Je dépose de la poussière d'étoile
    Sur ton joli blog
    Pour te souhaiter une bonne soirée
    Suivie d'une douce nuit
    Bisous

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