article 5 : De l'adolescence à la vie d'adulte

article 5 : De l'adolescence à la vie d'adulte

Année 1975 : Enfin majeur !
 
Après de joyeuses fêtes de fin d'années passées en compagnie de sa famille, l'année 1975 commença. La veille à 00h00, toute la famille s'était souhaité leurs v½ux. Et pour Mimie, le refrain était le même : « Cette année tu deviens majeure et tu seras bachelière ! » En effet, Mimie était en terminale, et au mois de janvier l'approche du BAC n'était pas si loin. Entre ses révisions pour ses examens de fin d'année, Mimie trouvait toujours un peu de temps pour se consacrer à ce qui était pour elle son futur métier. Claude François, était toujours son idole. Mimie espérait pouvoir le consoler, à cause de la période difficile, que traversait le chanteur. À son grand désespoir, depuis toutes ces années, elle n'avait pu le rencontrer n'y même assister à l'un de ses concerts. Ça aurait été pourtant un rêve, un de plus, de recevoir des places pour aller voir son Cloclo... Côté c½ur, Mimie était tombée sous le charme d'un pâtissier, un nouveau coup de c½ur pour la jeune fille, qui malgré elle n'arrivait pas à avoir de petit ami. Elle, qui pourtant, se brossait les dents plusieurs fois, avant d'aller au cinéma dans l'espoir d'embrasser un beau garçon... Mais bon, il y avait quand même Claude, qui continuait à faire battre son c½ur, même si elle commençait à se faire à l'idée qu'elle ne l'épouserait pas.

Pour se faire un peu d'argent de poche, elle vendait des tableaux à sa famille, ou bien donner des cours d'anglais ou de français à des élèves du lycée. Un jour au matin, avec ses s½urs, Mimie a acheté des places pour aller voir Michel Fugain et son Big Bazar sur scène. Les filles l'attendent à la sortie. Michel Fugain dit bonjour aux filles et signa un autographe à Mimie. La jeune Mimie était sur un petit nuage.

En juillet 1975, Mimie fête ses 18 ans et réussit son BAC du premier coup ! Pour fêter ça et facilitée son indépendance, sa mamie Gaby lui offre une petite mobylette jaune. Cet été-là, Jean Pécastaings, le directeur du VVF « Les Estagnots » a proposé aux parents de Mimie de l'embaucher pour toute la saison d'été en tant qu'animatrice. Une opportunité pour Mimie, de se perfectionner dans l'animation mais aussi de se faire un peu d'argent de poche de manière plus agréable que l'année précédente. En effet, au mois d'août 1974, Mimie travailla pour la première fois dans l'usine de son père. Cette fois-ci, il s'agissait de travaillait dans un club de vacances ! C'est ainsi que Mimie commença à vivre l'apprentissage de la liberté. Elle partageait un bungallow avec quatre filles de son âge. Elle commença à sortir en boîte, à dîner dans les pizzerias...sans avoir de parent sur le dos. Elle se fit une bande de copains au club qui l'a surnomma Mimi, le diminutif de Michèle. (Pour rappel, Mimie s'appella Michèle jusqu'à ses 20 ans). Le VVF l'embaucha ainsi cinq étés de suite.

Après son premier CDD en tant qu'animatrice à Seignosse, Mimie rentra à Lyon. Le BAC en poche, Mimie décida de rentrée à la fac pour une licence de sciences économiques dans le but de devenir journaliste. En effet, même si Mimie voulait être chanteuse, elle prit malgré tout une voie scolaire plus « raisonnable » histoire de rassurer ses parents, qui voulait qu'elle soit à l'abri des regards derrière un bureau, mais aussi d'avoir une autre possibilité de carrière. Elle n'était pas encore prête à faire sa valise pour essayer de réaliser son rêve et d'ailleurs ses parents ne l'auraient pas laissé partir. Mimie voulait prouver à ses parents qu'elle pouvait être journaliste. Et comme la seule revue pour lequel la famille était abonnée c'était « La vie catholique », Mimie écrivit une lettre au magazine dans l'espoir d'une publication. Le journal, publia le papier de Mimie dans le courrier des lecteurs, avec pour titre « Ma grande joie de vivre ». Un premier article, dans un journal, qui fit la fierté de Mimie.
 
Rédaction par Sophie R.
Photos : Famille de Mimie Mathy
 
Ma grande joie de vivre
 
Je me permets d'écrire cette lettre à la « Vie Catholique » dans le seul but de faire partager la joie de vivre de quelqu'un qui, si l'on s'en réfère à la société actuelle, est un marginal. Mon cas ? Il est très simple. Si l'on s'en tient uniquement au vocabulaire courant, je suis naine. Mais ce mot me faisant horreur, disons simplement que j'ai 18 ans et que je ne mesure que 1m30.

Je n'ai rien voulu d'autre dans cette lettre que faire le point avec moi-même face au monde qui m'entoure : parents, amis, et surtout étrangers à ma vie de tous les jours. Ce n'est qu'un cas personnel dans la multitude, mais qu'il serve au moins à faire réfléchir « le monsieur tout le monde ».
Beaucoup de prétention dans peu de mots ? Peut-être...

Mon arrivée dans la famille fut des plus remarquée. Je dois reconnaître que je ne déteste pas les petits. Je dois confesser que je n'ai jamais fait de dépression... Je n'ai que quelques dizaines de copains. Je ne sais rien faire d'autre que du ski, du tennis de la natation, du ping-pong, de l'escalade... Pour résumer, je suis quelqu'un de tout à fait anormal, pas vrai ? Et je suis vraiment désolée d'en rajouter encore, mais je sais même lire et écrire... Et a 18 ans, je viens de réussir mon Bac de sciences-économiques.

Qu'est-ce donc qui peut manquer alors ?

Ah oui, toujours ces quelques centimètres qui me font défaut. C'est exact que c'est un problème grave dans notre société actuelle que de ne mesurer que 1m32. Problème grave... quand il s'agit de trouver un danseur à sa taille ! Eh bien, même là, ça finit toujours par s'arranger... !

Grave alors pourquoi ? Dans les « relations publiques » ! Je ne pense pas.
Primo : être petit ne veut pas dire laisser aller, mauvaise tenue, vêtements de clochards et dégaine impossible. J'ai eu souvent honte pour pire que moi.. Ah ça oui...

Secundo : Pourquoi les gens devraient-ils toujours avoir à regarder en l'air et pas en bas ? C'est évidemment une plaisanterie, mais alors pourquoi m'a-t-on dit : « Vous aurez des difficultés dans tel ou tel métier parce qu'il nécessite des relations publiques. »
 
La vie catholique 1975
Le courrier de Mimie (Michèle Mathy)
Droit d'auteur de cet article

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Année 1976 : Rencontre avec Michel Fugain
 
En 1976, Mimie était en première année de licence de sciences économiques à la fac de Lyon. Elle passait ses soirées à bosser ses manuels d'économie et à faire des bilans comptables auxquels elle ne comprenait rien. Elle pouvait désormais profiter de sa majorité en sortant avec des amis, qu'elle rejoignait avec sa mobylette, un cadeau offert par sa mamie Gaby pour ses 18 ans.

Cette année-là, Michel Fugain et sa troupe du Big Bazar étaient à Lyon pour une semaine, en tournée sous un grand chapiteau. Mimie allait donc rôdé autour du chapiteau en journée après ses cours à la fac et tous les soirs de la semaine, elle assistait au spectacle. Assise au premier rang, elle chante, elle rit et pleure au moment de « Tout va changer ce soir, on prend un nouveau départ ». Michel Fugain fait allumer les briquer dans la salle et trois mille personnes trinquent à la vie et à l'espoir. Avec ses yeux bleus et son grand sourire, elle s'est faufilée dans les coulisses. Après avoir respiré un grand coup, elle leur a dit : « Je suis faite pour ce métier et je suis prête à intégrer la troupe ». Michel Fugain a gentiment écouté Mimie et lui a dit qu'elle pouvait venir assister au spectacle autant de fois qu'elle le désirait. Elle a ainsi assisté à toutes les représentations de la semaine sur Lyon. Au moment du salut, elle fondait à chaque fois en larmes, avec cette envie d'être à leurs côtés. Des larmes qui ne passèrent pas inaperçu par la troupe du Big Bazar. Elle les attendait à la sortie à chaque fois pour leur demander des conseils pour réussir dans ce métier. Michel Fugain lui répondit : « Bouge-toi, apprends, écris, crois-y très fort et tu y arriveras. Je te promets que si un jour c'est possible, je t'aiderai. Mais d'abord bosse, apprends le métier et on se reverra. Je te laisse le numéro de mon bureau, si jamais un jour tu as quelque chose à me montrer, appelle-moi.» À la fin de la semaine, Michel et sa femme Stéphanie lui ont dédicacé le programme en lui disant : « A bientôt ». Ce fut le début d'un espoir pour Mimie, comme une porte qui s'ouvrait. Mimie suivit les conseils de Michel, d'apprendre la danse et le chant, et s'inscrit donc à un cours de claquettes. La vie se poursuivit au rythme des études, de sa bande de copines et des réunions familiales.

L'été de ses 19 ans, Mimie allait de nouveau travailler au VVF de Seignosse. Son rôle consistait aussi bien à accompagner les excursions, qu'à animer les jeux apéros et café, à diriger les ateliers, mais surtout à écrire et proposer des spectacles pour distraire les vacanciers pendant les soirées d'été. Un job d'été que Mimie aimait bien, car elle apprenait le métier et apprenait à gérer le trac.

La rentrée arriva, et Mimie fit sa deuxième année de licence de sciences économiques. Toujours avec ses difficultés avec la comptabilité, à confondre le PIB avec le PNB, Mimie continua malgré tout à s'accrocher à ses cours.

Après quelques mois de cours de claquettes, Mimie téléphona au bureau de Michel Fugain pour lui annonçait qu'elle était prête. Michel lui donna un rendez-vous sur Paris pour passer une audition. Elle rejoignait ainsi la capitale avec son amie Isabelle, venue pour la soutenir. Une fois entrée dans le bureau, il n'y avait que de la moquette. Ne perdant pas de vue son objectif, Mimie proposa une démonstration de claquettes sur le carrelage des toilettes. Michel l'a arrêtait net, en lui disant que de toute façon, il n'aimait pas les claquettes et que son niveau ne devait pas égaliser celui de Fred Astaire ! Une fois encore, il l'a sagement conseillé de poursuivre ses études tout en développant en parallèle son apprentissage artistique... Petite déception pour Mimie. Pour faire passer la pilule, elle et son amie Isabelle, sont allées prendre un whisky dans un bistrot à côté, tout en essayant de trouver un moyen de faire du spectacle... Comme ses parents, ne la laisseraient pas tout plaquer pour monter à la capitale, Mimie retourna à Lyon pour poursuivre ses études.
 
Rédaction par Sophie R.
Photos : Famille de Mimie Mathy

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Année 1977 : Les études, le VVF, la vie
 
L'année 1977 commença, et la vie continua chez la famille Mathy. Roberte, est toujours mère au foyer, mais maintenant pour trois adolescentes. Mimie, l'aîné de 19 ans, Marie 16 ans, et la cadette Frédérique 12 ans. Frédérique était au collège, Marie au Lycée et Mimie à la Fac en deuxième année de sciences économiques. Les trois s½urs, travaillaient toutes les trois, chacun à leurs niveaux. Les moments de détente étaient réservés à la famille, les amis et les passions de chacune. Dans l'appartement familial résonnaient les chansons de Claude François, ou bien de Joe Dassin, les idoles des filles Mathy, des musiques interprétaient au saxophone par Marcel, et puis de la musique classique, style de musique aimaient par les parents. La famille continuait de chanter dans les bons comme dans les mauvais moments dans les repas de famille.

En été 1977, Mimie eu 20 ans. Pour la troisième fois consécutive, Mimie passèrent la saison d'été à travailler au VVF de Seignosse. Un lieu de travail qu'elle aimait retrouver après de long mois assise sur les bancs de la fac à apprendre l'économie. Des mois où Mimie avait de l'indépendance et où elle travaillait dans un cadre de vacances. Un moment idéal pour faire de joli rencontre. C'est ainsi qu'un jour, elle fit la connaissance d'un beau rugbyman, un père de famille marié, avec qui elle eut sa première relation amoureuse. Un homme qui n'avait pas de préjugé sur sa différence, ce qui donna à Mimie une véritable confiance en elle. Un moment que Mimie attendait depuis des années. Un bonheur, qu'elle partagea dès le lendemain, en appelant toutes ses copines et son papa. Mimie était devenue une femme, un moment important de la vie.

La saison estivale se termina, et la vie quotidienne reprit son cours. De retour à Lyon, Mimie retrouva les bancs de la fac pour une troisième et dernière année en licence de sciences économiques. Mimie continua de bosser dur malgré c'est difficulté pour certaines matières. Elle persévérait l'apprentissage pour réaliser un jour son rêve ultime : devenir chanteuse. Elle apprenait les répertoires de ces chanteurs préférés et surtout celui de Michel Fugain, qui lui avait promis de l'aider si jamais un jour il le pouvait.

Un jour, elle eut un nouveau coup de c½ur artistique. Quelques années avant, elle avait découvert Liza Minnelli, une artiste américaine dans l'une de ses émissions préférées. L'actrice et chanteuse participait à un nouveau film musical « New York, New York » sortie le 26 octobre 1977 en France. Mimie eut un véritable coup de c½ur pour cette artiste. De quoi faire rêver de nouveau la jeune femme.
 
Rédaction par Sophie R.
Photos : Famille de Mimie Mathy

article 5 : De l'adolescence à la vie d'adulte

Année 1978 : Saison d'hiver au VVF
 
En ce début d'année 1978, la vie continua dans une atmosphère un peu stressante. En effet dans quelques mois, les examens de fin d'année seront commencés pour Mimie qui passera sa licence et Marie qui passera son BAC. Les révisions de cours étaient donc au programme pour les prochains mois. Les week-ends étaient réservés à la détente, de moment en famille et entre amis. Mimie ne le savait pas encore, mais elle allait bientôt vivre une épreuve bien plus difficile que ses examens de licence.

Le samedi 11 mars 1978, alors que la famille Mathy s'apprêtait à partir à la campagne pour rejoindre les membres de leur famille, ils apprirent la mort du premier amour de Mimie : Claude François ! Un véritable choc pour la jeune femme. Elle ressentit une immense tristesse comme jamais elle n'en avait ressenti auparavant. Un moment de la vie difficile à surmonter pour Mimie.

Le mois de juin arriva, et les épreuves aussi. En juillet, alors que Mimie était à Seignosse pour effectuer son CDD estivale en tant qu'animatrice, Mimie reçut les résultats de ces épreuves : elle a raté sa licence de sciences économiques avec seulement ¾ de points ! Ce fut un choc pour ses parents. Elle prit la décision de ne pas passer le rattrapage à la rentrée. Même avec sa volonté d'apprendre, les cours de comptabilité n'était vraiment pas fait pour elle, et elle le savait. Mimie ne voulait plus passer ses soirées à bosser ces manuels d'économie. Et encore moins passer un concours pour travailler dans une administration. Il était grand temps, qu'elle commence à concrétiser sa vraie vocation... Pendant son CDD à Seignosse, son chef animateur Jean-Alain Saturnin, s'apprêtait à faire une saison d'hiver en fin d'année dans le VVF des Ménuires. Mimie, trouvait l'idée séduisante de travailler en tant qu'animatrice au bord des pistes de ski. Elle proposa alors à Jean-Alain de venir avec lui travaillait au VVF des Ménuires, ce qu'il accepta. Mimie annonça alors à ses parents qu'elle arrêtait ses études, qu'elle n'irait donc pas aux rattrapages, et qu'elle allait travailler au VVF des Ménuires cet hiver afin de poursuivre son métier d'animatrice. Un vrai choc pour ses parents, qu'il voulait qu'elle soit à l'abri des regards, ils continuèrent d'espérer que Mimie reprendrait ses études... Jean-Alain, rassura les parents de Mimie, en leur disant que c'était un métier d'avenir, que Mimie pouvait finir directrice d'un village de vacances. Les parents eurent alors confiance à Jean-Alain et Mimie eut l'autorisation parentale de poursuivre sa carrière d'animatrice avec comme garantie qu'en cas d'échec qu'elle reprenait ses études de sciences économiques. Une fois l'autorisation parentale obtenue, Mimie alla à la rencontre de la directrice du VVF des Ménuires avec Jean-Alain Saturnin, qui l'avait recommandé à la directrice pour l'embaucher en tant que seconde animatrice. Celle-ci, qui n'était pas au courent de la particularité physique de Mimie, fût surprise lors de leur rencontre. Essayant de rester le plus naturellement possible, la directrice écouta Mimie avec attention. Une fois que Mimie était ressorti, elle exprima son ressenti à Jean-Alain. Celui-ci convainc la directrice de laisser sa chance à Mimie. La saison d'hiver aux Ménuires pouvait alors commencer !
 
Rédaction par Sophie R.
Photos : Famille de Mimie Mathy
 
Blog sur Mimie Mathy
mimiemathylove270805
Publié par Sophie R.

Tags : la vie de mimie

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Comments :

  • Oo-La-note-de-Music-oO

    04/08/2018

    une douce nuit ⋰(l)⋱
    Remplie de tendre rêves⋰(l)⋱
    Gros bisous Fabien

  • Josephineangegardien49

    01/08/2018

    Bonjour
    C'est avec grand plaisir
    Que je passe te souhaiter
    La plus douce des fin de journées
    Bisous

  • armony

    20/07/2018

    Je te souhaite une bonne journée bisous bisous

  • francoise1

    17/07/2018

    bon mardi bisous

  • armony

    15/07/2018

    Une belle rencontre

  • les-couloirs-du-temps-2

    08/07/2018

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  • Oo-La-note-de-Music-oO

    03/07/2018

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    ║╰⊱☘️❤️B.E.L.L.E..A.P.R.E.S ..M.i.d.i ❤️╰⊱☘️⊱╮║
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  • les-couloirs-du-temps-2

    26/06/2018

    ♥♥♥
    Bonsoir..
    merci pour les coms a demain
    BiSoUs........

  • Appollonnia

    23/06/2018

    Bon weekend, bizzes

  • Le-Yin-Et-Le-Yang-Du-83

    19/06/2018

    17 pages de kiffer je vais repasser car mon ordi va mal sest pas facile je te remercie pour les kifffs et belle journée a toi

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