article 171 : "Je n'ai cessé de compenser mes difficultés par des rêves"

article 171 : "Je n'ai cessé de compenser mes difficultés par des rêves"

Mimie Mathy : "Je n'ai cessé de compenser mes difficultés par des rêves"
 
En ange gardien sur TF1, elle fait des miracles d'Audimat. La comédienne à l'humour tendre et à l'énergie débordante reste cependant lucide sur son métier.
 
Depuis 1997, avec son mètre 32, sa bouille blonde et ses immenses yeux bleus, elle catapulte l'Audimat à chacune de ses apparitions dans Joséphine, ange gardien. Près de onze millions de téléspectateurs succombent en famille (soit un Français sur six, dont 70 % de part d'audience auprès des 4-14 ans !) à l'énergie souriante de cette pugnace bonne fée, toujours capable de résoudre les pires difficultés. Mieux : au dernier sondage Ifop/Journal du dimanche, Mimie Mathy, 49 ans, était classée quatrième personnalité préférée des Français (et première femme citée !), derrière Zidane, Noah et Hulot. C'est vrai que l'ex-pensionnaire des ateliers Fugain, la jeune Lyonnaise groupie du Big Bazar, n'a jamais eu peur d'imposer sa différence. Et toujours cru à son destin. « Toi, tu ne peux pas être moyenne, tu ne peux pas être petite, tu ne peux qu'être grande, lui martelait déjà Fugain. Si tu fais pitié, tu ne t'en sortiras jamais. » Dès 1982, Mimie Mathy enchaîne one-woman show (Elle voit des géants partout), trois ans au Petit théâtre de Bouvard, sur France 2, trio de filles rigolotes (Existe en trois tailles, Le Gros N'avion), avant son premier triomphe télévisé : Une nounou pas comme les autres (1994), 13 millions de téléspectateurs ! Aujourd'hui, elle publie avec Benoist Gérard (son mari cuisinier) un charmant livre de recettes entrelardé de souvenirs et réflexions personnels ; sort un album de chansons rose bonbon et commence à écrire son prochain spectacle en solo. Un phénomène que cette artiste bulldozer à la vitalité communicative, à l'émotion toujours en éveil.

Télérama : Quel est le secret de votre popularité ?
Mimie Mathy : Je ne fais pas semblant de mesurer 1,90 mètre ! Du coup les gens se disent : si elle y arrive avec son mètre 32, pourquoi moi, qui suis à peu près normal, je n'y arriverais pas ? Le fait que j'assume ma différence en aide beaucoup à supporter les leurs. Car on en a tous. De plus ou moins grande taille.

Télérama : D'où vient votre énergie ?
Mimie Mathy : Mais je ne suis pas née dans une famille de Schtroumpfs ! J'ai eu l'immense chance de naître chez des gens joyeux, amoureux de la vie, qui chantaient toute la journée et qui m'aimaient. Sûr que si mes parents avaient baissé les bras, je n'aurais pas monté les miens si haut. Mais ils m'ont appris à me bouger pour que ça bouge. Quand, enfant, je n'arrivais pas à saisir un objet, ils ne le faisaient jamais pour moi avec condescendance, ils me disaient au contraire : « Prends une chaise ! »

Télérama : Dur !
Mimie Mathy : Au contraire ! Ce sont les parents qui transmettent aux enfants la peur du handicap. Les miens m'ont expliqué très tôt que si je ne serais jamais comme tout le monde, personne, non plus, ne serait jamais comme moi ! Lorsque j'étais gamine, des médecins nous avaient proposé une grosse opération et des mois à rester couchée, étirée, dans de grandes souffrances, pour gagner 10 pauvres centimètres. Mes parents étaient plutôt contre. Ils m'ont demandé ce que j'en pensais : j'étais de leur avis. Mais, quitte à être différent, me disaient-ils, autant l'être vraiment, pour quelque chose de bien. Alors j'ai toujours eu envie d'être dans la lumière ; même s'ils auraient préféré que je sois discrètement effacée derrière un bureau de fonctionnaire. Ils redoutaient secrètement qu'on se moque de moi, qu'on me fasse du mal. Mais j'ai toujours voulu aussi être chef de bande. Soit on s'écrase et on se laisse écraser, soit on se met devant. D'autant que mes parents m'avaient enseigné l'humour pour résister à toutes les moqueries : si quelqu'un attaquait mon physique, j'épinglais en riant un de ses petits défauts.

Télérama : Comment vous êtes-vous rendu compte de votre différence ?
Mimie Mathy : Dès que j'ai vu mes plus jeunes s½urs – je suis l'aînée de la famille – me dépasser en taille, vers 9 ans. Mais je n'en ai jamais voulu à personne, je n'ai pas de ranc½ur. Paradoxalement, je crois même avoir eu de la chance ; ma petite taille – je déteste le mot nain, ou naine – m'a forcée à me dépasser, à vouloir aller plus haut, plus loin.

Télérama : Vous n'exagérez pas un peu votre optimisme ?
Mimie Mathy : Si je trichais, ça se verrait vite... Vous savez, les gens sont souvent plus gênés à mon égard que je ne le suis vis-à-vis d'eux. Ils n'osent pas s'adresser à moi comme à tout le monde. Combien de fois, par exemple, on a cru me faire plaisir en me félicitant pour mes « petits » films à la télé ! Eh bien non ! Ce sont des films comme les autres, d'une heure trente, et pas d'une minute. Et il ne faut pas non plus un langage spécial pour me parler, des bouts de phrases, des mini-mots, même si je comprends souvent à mi-mot... J'ai toujours refusé d'être enfermée dans un ghetto, de n'aller que vers des personnes comme moi. Sinon, on se fait montrer du doigt. Ma meilleure amie est très grande. Si on ne se marginalise pas, on ne vous marginalise pas.

Télérama : Est-ce toujours aussi simple ?
Mimie Mathy : Je n'ai cessé de compenser mes difficultés par des rêves. J'ai passé ma vie à rêver. A m'inventer des bonheurs, à m'imaginer au top. Quand un rêve était dépassé, je passais aussitôt à un autre. J'ai recréé dans ma tête toutes les histoires d'amour, toutes les histoires de gloire. J'ai toujours eu des goûts de midinette. Je raffolais de Sheila, de Sylvie Vartan, de Sacha Distel, de Claude François.

Télérama : Vous avez changé ?
Mimie Mathy : J'essaye de me mettre au rap pour n'avoir pas l'air trop ringarde. Je m'ouvre. Mais je continue de préférer Brel, Bécaud et Aznavour.

Télérama : Ces rêves vous entraînaient forcément à jouer la comédie...
Mimie Mathy : Mais pas aux rôles qu'on donne aux nains : les fourbes, les traîtres, les méchants. Voyez la carrière de Piéral, qui m'avait expliqué qu'on ne lui avait, hélas, jamais rien proposé d'autre. Moi, je rêvais des grands emplois comiques d'une Jacqueline Maillan et du théâtre de boulevard. Le répertoire ne m'a jamais attirée ; je me doutais bien que je ne jouerais jamais Racine ou Marivaux ; juste peut-être Madame Sans-Gêne, de Victorien Sardou.

Télérama : Pourquoi d'emblée le comique ?
Mimie Mathy : Parce que le rire m'a toujours sauvée de tout, m'a permis de résister à tout. Je sais que je peux faire peur. Alors avoir l'humour de la vie me paraît la plus belle des qualités. Chaque rire est à prendre. Quel partage, enfin, avec les autres ! J'ai besoin d'entendre les rires en scène. Sur ma tombe, je souhaite qu'on écrive en épitaphe : « J'ai aimé rire»...

article 171 : "Je n'ai cessé de compenser mes difficultés par des rêves"

Télérama : Quelle émotion cherchez-vous en scène ?
Mimie Mathy : La trouille, l'adrénaline. Je pense : « Ils sont venus pour moi, il faut que je les aie. » J'aime ce challenge, j'en ai besoin, c'est bandant. D'autant qu'on ne sait pas toujours où les gens vont rire, et que le rire tient à fort peu de chose. Il suffit parfois de manquer un peu de rythme, de se laisser aller à décaler un tout petit temps, et fini : personne ne rit plus ! Rien de plus difficile que le comique. Je voudrais bien voir Catherine Deneuve faire rire en scène, par exemple ! Faire pleurer, ça oui, pas de problème. Moi, le rôle bouleversant de Coluche dans Tchao pantin ne me fait pas peur ; en revanche, pas sûre de réussir ses gags, ses provocs sur un plateau. Et c'est pourtant à partir de Tchao pantin seulement qu'on l'a reconnu pour le grand artiste qu'il était...

Télérama : Trouvez-vous que les comiques aient beaucoup évolué depuis vos débuts au Petit théâtre de Bouvard, en 1982 ?
Mimie Mathy : Nous étions plus anecdotiques, moins agressifs que la génération actuelle, souvent issue des banlieues, et politiquement plus critique, socialement plus motivée qu'on ne pouvait l'être, Muriel Robin, Pierre Palmade, Michèle Laroque ou moi, autant de braves rejetons de bons petits-bourgeois. Dans mes spectacles, j'aime papoter avec le public, évoquer des détails très quotidiens – c'est mon côté « humour filles » –, faire en sorte que les spectateurs retrouvent quelque chose de leur existence de tous les jours. J'aime le rire tout simple de la vie, qui va des problèmes d'embouteillages aux crises sentimentales. Mon message à moi, c'est juste la tolérance, l'acceptation des différences, la tendresse. Et aussi : si vous voulez parvenir à quelque chose, remuez-vous ! N'attendez pas tout des autres. Il faut se donner les moyens de ne pouvoir rien se reprocher si on n'y arrive pas.

Télérama : Un discours volontariste et individualiste un peu plus ancré à droite qu'à gauche, non ? Ne soutenez-vous pas d'ailleurs Nicolas Sarkozy ?
Mimie Mathy : Pas du tout. Je ne m'engagerai jamais officiellement. Juste pour dire : ne votez jamais Le Pen ! Mais, c'est vrai, j'aime bien l'homme Sarko ; le politique, c'est autre chose. J'ai écouté aussi Ségolène Royal, que je trouve formidable. De toute façon, à droite comme à gauche, on a laissé tellement de discriminations s'installer depuis des années, on a démissionné sur tant de fronts qu'il y a du boulot ! Et il faut que ça bouge, sinon ça va exploser. Quand je tourne Joséphine, ange gardien dans les banlieues, je sens bien qu'il y a un malaise.

Télérama : A quoi ?
Mimie Mathy : A tous ces ados dés½uvrés qui sont là autour de nous, toute la journée, qui ne font rien d'autre, qui zonent. Et qui viennent me dire : « Allez, l'ange gardien, vas-y, disparais, claque les doigts ! J't'adore, toi ! » C'est le signe que toutes grandes gueules qu'ils paraissent, ils regardent au moins la série ; qu'ils ont besoin de croire eux aussi à un ange gardien, de rêver à un peu de magie. Il suffit de leur accorder de l'attention, de leur donner de l'éducation, de les ouvrir à autre chose qu'à la haine.

Télérama : Depuis neuf ans qu'elle triomphe sur TF1, votre série ne traite-t-elle pas davantage de problèmes de société ?
Mimie Mathy : Si, et elle cartonne justement pour cela : elle témoigne des difficultés des Français d'aujourd'hui, et elle les résout comme un conte de fées ! J'ai moi-même initié un épisode sur les femmes SDF plus très jeunes – interprété par la formidable Hélène Vincent ! – et leurs difficultés à se réinsérer. Je les connais bien depuis vingt et un ans que je participe aux Restos du c½ur, j'en vois de plus en plus... Et si les choses se terminent moins idéalement dans la vraie vie que dans Joséphine, traiter ce sujet rend au moins les téléspectateurs plus attentifs à ce qu'ils ne voient même plus dans la rue.

Télérama : Impulsez-vous souvent des sujets ?
Mimie Mathy : Parfois. Sur l'homosexualité, par exemple, sur la nécessité de la « démarginaliser » dans la France profonde. Ça avait donné un épisode magnifique... Je lis beaucoup les journaux, je regarde, j'écoute autour de moi. Ça me donne des idées. Mais je n'ai pas envie d'écrire moi-même les scénarios comme je le fais pour mes spectacles ; je préfère réagir sur l'écriture des autres. Ça élargit le propos. Je réécris ainsi beaucoup de dialogues, j'y rajoute de l'humour. La chaîne me donne le feu vert, face aux réalisateurs, aux scénaristes. Tant que la série marchera, j'aurai une totale liberté.

Télérama : Et ça marche !
Mimie Mathy : Oui, mais il faut garder la tête froide. Ce n'était pas gagné d'avance, et j'ai suffisamment galéré dans ma vie pour savoir que tout peut s'arrêter du jour au lendemain. Quand la série a commencé, personne n'y croyait sur TF1. Un ange gardien, du fantastique, du merveilleux, cela ne se faisait pas du tout. Comme avait semblé totalement incongru sur France 2, en 1994, le synopsis d'Une nounou pas comme les autres, que j'avais écrit en un week-end. Le film a pourtant fait 13 millions de téléspectateurs, et Une nana pas comme les autres, qui l'a suivi, 11,7 ! Je me souviens qu'à l'époque la direction de la chaîne ne m'avait ni prévenue, ni même félicitée le lendemain. Seul TF1 s'était manifesté par un bouquet de fleurs ; et m'a vite proposé une série...

Télérama : A quoi attribuez-vous le manque de flair de France 2 ?
Mimie Mathy : Au personnel dirigeant qui change tout le temps sur le service public. Comment avoir une vision globale, se passionner pour le devenir de sa chaîne, avoir un projet ? Etienne Mougeotte, à la direction de TF1, je le connais depuis quinze ans...

Télérama : Les conditions de travail varient-elles d'une chaîne privée à une chaîne publique : rapidité de tournage, pression de l'audience ?
Mimie Mathy : Aucune différence. Et, de toute façon, je n'ai pas de contrat avec TF1. Je rêverais de faire un film en costumes, d'incarner une résistante pendant la dernière guerre, style L'Armée des ombres, de Melville. TF1 ne m'imagine pas du tout là-dedans ; si France 2 me le proposait, je file.

Télérama : Vous sentez-vous aujourd'hui coincée dans l'image de Joséphine, ange gardien ?
Mimie Mathy : C'est une image de volonté, de ténacité, d'optimisme qui me convient, me ressemble. Je n'en ai pas honte. Mais j'ai besoin d'autre chose. J'ai envie de personnages plus héroïques.

Télérama : Vos cachets sur TF1 peuvent-ils varier en fonction de l'audience, rentrées publicitaires obligent?
Non. Mais faire un bon score – ce mois-ci 11 millions – permet d'imposer des idées. Ce tournage au Vietnam, par exemple, pour un épisode dont je rêvais autour de l'adoption d'enfants étrangers. Ça coûte cher, mais quand le directeur de la fiction m'a annoncé le nombre de spectateurs le lendemain de la diffusion – à 9 heures du matin le mardi, comme chaque fois depuis neuf ans –, j'ai senti que j'allais y arriver... Je n'ai pas de problèmes avec ce que je gagne. Je connais la valeur de l'argent. J'ai mis vingt ans à m'acheter un appartement. Et je n'ai ni quinze maisons, ni douze voitures : je n'ai pas pété les plombs. J'essaie juste d'un peu partager et je mets de l'argent de côté. Au cas où on ne veuille plus de moi.

Télérama : Ça pourrait arriver ?
Mimie Mathy : C'est la loi du métier. Il faut rester lucide. Lorsque nous avons quitté Le petit théâtre de Bouvard, Muriel Robin, Les Inconnus, Chevallier-Laspalès et moi étions dans Le Livre des records : à 19h45, avant le JT de France 2, nous réalisions souvent 50 % de parts de marché. C'est-à-dire que sur l'ensemble des téléspectateurs un sur deux nous regardait ! N'empêche qu'il a fallu prouver quelques mois plus tard que les rigolos de la télé étaient de vrais comédiens... Et lors des spectacles de café-théâtre qui ont suivi, il n'y avait parfois que deux personnes dans la salle ! Gérard Jugnot, aussi, m'a raconté qu'il n'y avait pas un chat, certains soirs, au Splendid ! Nous sommes les artisans d'un art précaire. Mais au moins notre génération le sait encore, l'a vécu. Aujourd'hui, c'est sûrement plus dur pour les jeunes de la Star ac, plus médiatisés que nous ne l'étions, bien trop médiatisés ! Je leur dis souvent : « Méfiez-vous ! Vous commencez votre carrière par le succès, par la fin. Il faudra tout reprendre à zéro après ! »

Télérama : Vous remettez-vous souvent en question ?
Mimie Mathy : Tout le temps. Et je ne me fais aucune concession. Et je travaille... Si un tournage télé se passe très vite (pour préparer un épisode de Joséphine, j'ai juste besoin d'un week-end), si tout s'y joue sur l'instant (on ne se souvient jamais le lendemain du texte de la veille), il faut en revanche beaucoup de temps pour écrire un texte de spectacle, que je fais d'ailleurs souvent relire et réécrire par mon amie Muriel Robin... Voilà pourquoi je ne souhaite tourner que quatre épisodes par an de Joséphine, ange gardien, soit cinq petits mois de travail : le reste de l'année, j'ai besoin de retrouver les émotions, les défis, les paniques du spectacle vivant.

Télérama : Les paniques ?
Mimie Mathy : Quelle énergie formidable ça donne de pouvoir libérer ses émotions, d'évacuer, de parler, parler ! Dès que je suis fatiguée, je pleure. Je suis une pleureuse. J'aime ça. Mes deux grands modèles, Shirley MacLaine et Liza Minnelli, sont deux artistes pleines de rires, de vie, de larmes. Pour savoir rire, il faut savoir pleurer.

Télérama
Propos recueillis par Fabienne Pascaud
Droit d'auteur de cette interview

Blog sur Mimie Mathy
mimiemathylove270805
Publié par Sophie R.

Tags : la vie de mimie

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Comments :

  • Guynia

    01/01/2018

    Bonjour !
    Une nouvelle semaine, une nouvelle année !
    L'espoir que nos gouvernants auront à notre égard,
    Autant d'humanité que pour les immigrés,
    Que le mot citoyenneté soit aussi pour les sans abris,
    Pas rien que pour les immigrés .
    L'espoir aussi de voir diminuer nos soucis, nos tracas,
    Que nos gouvernants ne seront plus racistes
    A l'égard du monde du travail,
    Que les mots liberté, égalité retrouvent leur valeur.
    Sur ce, passe une agréable journée
    Malgré ce temps d'automne qui s'obstine à rester.
    Tendresse et amitié, gros bisous
    Ton amie Nadine.

  • Guynia

    20/12/2017

    Coucou bonsoir
    Il est temps pour moi de faire mon petit tour.
    Passe une agréable soirée, en dépit de brume et brouillard.
    Une douce et reposante nuit peuplée de jolis rêves.
    De la tendresse, de gros bisous d'amitié
    Ton amie Nadine.

  • La-Reveuse-Du-66

    20/12/2017

    Bonjour ♥
    Un bisou sur ta joue
    Une fleur pour ton coeur
    Un sourire pour te dire
    De passer une excellente journée
    En ce mercredi glacial
    Prends bien soin de toi
    amitié Mary
    10

  • La-Reveuse-Du-66

    20/12/2017

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  • La-Reveuse-Du-66

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  • La-Reveuse-Du-66

    20/12/2017

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  • La-Reveuse-Du-66

    20/12/2017

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  • La-Reveuse-Du-66

    20/12/2017

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  • La-Reveuse-Du-66

    20/12/2017

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  • La-Reveuse-Du-66

    20/12/2017

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