article 455 : Les tournages de Joséphine, ange gardien

article 455 : Les tournages de Joséphine, ange gardien
 
Les tournages de
Joséphine, ange gardien
 
Nous retrouvons notre amie Joséphine sur le tournage d'un épisode de la série. On sent qu'elle y est la petite reine, la princesse sympathique que tout le monde apprécie et respecte à la fois. On sait dans l'entourage de la production que sa tête vaut de millions... On la cajole. Cela dit, elle n'en profite pas. Avec elle, jamais de caprices de stars, tout le monde sur un pied d'égalité afin que le tournage se passe dans des conditions idéales.
 
Erick Mogis : Comment préparez-vous votre travail ?
Mimie Mathy : J'aime bien savoir mon texte sur le bout des doigts avant chaque prise. Cela permet de l'oublier et de penser à l'autre et de se fondre dans le décor. Mais pour Joséphine c'est plutôt cool car je n'ai pas de longues tirades à la Shakespeare à débiter. Sur un tournage, la mémoire est ponctuelle. D'un jour sur l'autre, je ne sais pas le texte de la veille.
 
Erick Mogis : La cadence de travail n'est pas trop forte ?
Mimie Mathy : On fait entre 4 et 7 minutes par jour de tournage utile ce qui est énorme et loin du cinéma, par exemple. Cela fait énormément de prises et de plans différents. Heureusement, les conditions de travail sont plus qu'acceptables et on ne se plaint pas.
 
Erick Mogis : Des loisirs ?
Mimie Mathy : Quand j'ai une pause comme cet été, par exemple, où j'ai pu avoir deux mois à la suite, j'en profite pour faire le vide de travail et profiter des gens que j'aime, faire des dîners à la maison, sortir avec des amis. J'en profite également pour assouvir mes deux passions : les plages désertes et ensoleillées avec mer chaude et New-York.
 
Erick Mogis : Que feriez-vous si vous aviez les pouvoirs de l'ange ?
Mimie Mathy : Je ferais sans doute que ce tout le monde ferait... Un claquement de doigts pour que tous mes amis soient heureux ou que les guerres s'arrêtent... Pour que le Darfour ne soit plus le Darfour, pour que le Pakistan dévoile ses femmes, que la connerie humaine soit désintégrée... des souhaits assez universels, en somme.
 
Erick Mogis : Quelle est l'ambiance sur un plateau ?
Mimie Mathy : La meilleure possible. Lorsqu'on passe dix à douze heures par jour sur un plateau, il vaut mieux que l'atmosphère soit respirable. J'aime travailler dans une ambiance détendue. J'essaye de m'entourer des équipes que j'aime. Les réalisateurs changent et il faut toujours essayer de garder le ton enjoué. Il y a cependant un noyau dur qui m'est indispensable.
 
Erick Mogis : Comment vous inscrivez-vous dans le processus d'écriture ?
Mimie Mathy : Souvent les producteurs m'en parlent en priorité et j'essaye de les orienter dans le choix des thèmes. Pas évident de se renouveler. Tout a été fait et il faut chercher des nouvelles niches. Il n'y a pas une histoire d'amour qui est originale... c'est seulement dans la façon de la traiter qu'on va pouvoir innover un peu. Pour nous, ce qui est bien, c'est que cela ne peut se terminer que par un Happy end. C'est une sorte de conte de fées moderne. Ce qu'on essaye de faire de plus en plus, c'est de s'immerger dans des nouveaux corps de métier. Joséphine joue à se déguiser donc il faut lui trouver de beaux costumes...
 
Erick Mogis : Vous choisissez vos costumes ?
Mimie Mathy : Nous nous sommes rendus compte que qu'elle que soit la tenue utilisée, paréo, doudoune, sari... Joséphine restait Joséphine. Donc, au fur et a mesure de la série, j'ai imposé à la production (avec difficulté) le fait que le personnage devait amuser avec le déguisement et ne pas avoir toujours la même tenue. L'essai a été transformé et depuis, je reçois un grand nombre de lettres me félicitant de tel ou tel vêtement.
 
Erick Mogis : Qu'apporte cette dimension à Joséphine ?
Mimie Mathy : Elle est devenue beaucoup plus coquette, beaucoup plus femme, ce qui renforce son pouvoir de séduction auprès de certains hommes mais qui l'ancre aussi beaucoup dans le quotidien. Bien sûr, c'est aussi prétexte à des scènes cocasses avec d'autres personnages féminins. En revanche, cela ne change rien au fait qu'elle soit toujours aussi têtue, casse-pieds et volontaire dans ce qu'elle entreprend.
 
Erick Mogis : Et vous, dans la vie ?
Mimie Mathy : Je suis têtue, casse-pieds (rires) et très jusqu'au-boutiste. Je prends ça pour une qualité bien que je sois consciente que cela peut être très énervant pour l'entourage. Je crois posséder pas mal de qualités ou défauts de Joséphine hormis, hélas, le plus important : celui de pouvoir rendre les gens heureux d'un claquement de doigts.
 
Erick Mogis : L'entourage, ça compte ?
Mimie Mathy : Je pars du principe que tous les gens qui nous entourent peuvent être nos anges gardiens. Quels que soient leurs origines, leur position sociale, leur potentiel, ils peuvent vous apporter beaucoup si on sait être à l'écoute. Le milieu très éclaté du cinéma ou de la télévision en est l'exemple type. Nous vivons des rencontres riches, passionnantes, foisonnantes, mais souvent brèves et sans lendemain. Il faut donc savoir-faire de chaque moment une bénédiction.

Erick Mogis : Une question technique : c'est quoi le clap au début des scènes ?
Mimie Mathy : Cela permet d'identifier les différentes scènes pour le montage final. Il faut savoir que les scènes ne sont pas tournées dans l'ordre du film mais selon un planning qui est constitué selon la disponibilité des acteurs, la pertinence de lier les décors ou les lieux de tournage.
article 455 : Les tournages de Joséphine, ange gardien

 
Erick Mogis : Le plus désagréable dans un tournage ?
Mimie Mathy : L'attente. Souvent le public n'imagine pas que les acteurs doivent attendre des heures entières entre deux prises de parfois quelques minutes. Les techniciens doivent préparer les décors ; les lumières, installer les caméras, les rails de traveling et toutes ces préparations prennent un temps fou. On peut en profiter pour papoter avec les maquilleuses ou apprendre son texte mais globalement... on s'ennuie.
 
Erick Mogis : C'est quoi un ange gardien ?
Mimie Mathy : Je pense que l'ange gardien est en nous dès l'instant où l'on sait regarder autrui... il est à côté. Parmi nos amis, dans sa famille. En se laissant porter par les bonnes ondes on peut éviter de tomber dans la « délinquance » et de choisir un chemin plus droit et respectable. On n'a pas tous les mêmes bases, les mêmes potentiels mais chacun peut y arriver à sa manière. Regarder, écouter, c'est essentiel... On peut ainsi découvrir une personne qu'on jugera bien pour soi et suivre son exemple pour se fixer des choix, des buts. Donc, pour répondre à votre question, tous les gens qui nous entourent sont nos anges gardiens.
 
Erick Mogis : Question mille fois posée... mais le succès de la série ?
Mimie Mathy : C'est un rendez-vous serein, je crois. Un ballon d'oxygène avec un happy end rassurant à la fin (ce qui vaut mieux pour un Happy end) mais en abordant cependant des thèmes de fond importants comme l'homosexualité, la différence, la ségrégation et toute sorte de sujets d'actualité, de société qui fascinent les gens.
 
Erick Mogis : Les lieux de tournage ?
Mimie Mathy : Il est très rare qu'on s'expatrie... C'est en général Paris et la région parisienne. Il y a bien sûr des exceptions merveilleuses comme la Bretagne, la Belgique, la Réunion mais c'est assez rare. Tout simplement pour des raisons de production et de rentabilité mais aussi des cohésions sur les épisodes. Bien sûr, si la série continue, il est probable que nous chercherons des nouvelles sources d'inspiration peut-être liées à des géographies nouvelles.
 
Erick Mogis : Suite de la journée de tournage ?
Mimie Mathy : Une chose primordiale : le déjeuner ! Un rendez-vous à ne pas manquer pour garder la bonne humeur. On file au restaurant avec l'équipe et on décompresse. Puis au retour : maquillage, lavage des dents... La maquilleuse s'assure que tout le monde est bien « raccord ». Essentiel ! Il ne s'agit pas de continuer le tournage d'une scène avec un rimmel coulé ou une coupe de cheveux iroquois.
 
Erick Mogis : Les vêtements, c'est important ?
Mimie Mathy : Oh là ! Plus je me déguise et plus je m'amuse. Quand on a la chance de pouvoir exercer et vivre d'un métier où « l'on joue la comédie », il faut en profiter. C'est le seul métier où on dit jouer quand on travaille. Alors, plus je m'amuse à me déguiser plus je suis heureuse.
 
Erick Mogis : L'aventure « Joséphine » va-t-elle durer encore longtemps ?
Mimie Mathy : Qui peut vraiment savoir...Moi je n'ai aucune envie d'arrêter. Tant que le public sera au rendez-vous et tant que nous prendrons du plaisir à travailler ce personnage, nous continuerons. Il faut simplement que nous continuions d'être exigeants dans le choix et le travail des scénarios.
 
Erick Mogis : Votre plus beau souvenir de tournage ?
Mimie Mathy : Tous les tournages ont eu quelque chose de magique. Bien sûr certaines dates son moins agréables... Les tournages en hiver sont parfois difficiles, le froid s'associe mal l'attente. Toutefois, il serait malhonnête de ne pas citer le Joséphine qui se passait à la Réunion... Travail, soleil et plage... le paradis. Cinq semaines d'un labeur tout à fait acceptable. Chaque fois que je prends des vacances, je m'envole avec ceux que j'aime vers les Antilles ou les Bahamas. Ce tournage était donc un double plaisir. J'ai eu le coup de foudre pour cet endroit où la montage côtoie les plages et l'océan à 30 degrés. Les gens y sont charmants et tant de cultures ont cohabité au fil du temps que ce lieu semble un hymne à la tolérance.
 
Erick Mogis : Pour parler des autres, quelles sont vos séries préférées ?
Mimie Mathy : Je suis une inconditionnelle de « Friends », hélas, c'est fini et j'adore « Vingt-quatre heures », enfin pour parler des histoires d'aujourd'hui car ma série préférée, celle de mon enfance, c'est « Daktari »... qui se passait au Kenya avec le lion Clarence qui louchait. C'était doux et ça finissait bien. J'adore quand ça finit bien.
 
Erick Mogis : On vient souvent vous voir sur les tournages ?
Mimie Mathy : Bien sûr. Mon mari vient régulièrement, mes amis, mes parents... Et c'est important qu'ils viennent parce que quand je rentre crevée le soir, il se demande toujours pourquoi ? « Enfin, c'est reposant comme boulot ! » Tu parles, Charles ! Au moins, ils se rendent compte qu'on ne tourne pas cinq minutes mais que c'est un métier d'attente, de concentration et c'est assez épuisant. C'est bien que les gens qui nous côtoient prennent conscience de la réalité de ce boulot qui vend du rêve mais qui n'en est pas toujours.
 
Erick Mogis Vous faits tourner les copains ?
Mimie Mathy : Il arrive que mes frangines ou quelques amis viennent faire une figuration rapide juste pour le clin d'½il, c'est amusant.
 
Erick Mogis : Vous vous regardez beaucoup ?
Mimie Mathy : Après le tournage, je regarde l'épisode avec un ½il critique mais je n'en abuse pas. Comme beaucoup, je n'aime pas trop me voir. J'ai passé le cap de me regarder pour voir si rien ne dépasse, si la mèche est bonne, l'½il assez rieur... Je suis plus attentive à ce qui se passe autour. J'essaye d'être spectatrice du film plutôt que de moi.
 
Hachette collection
Propos recueillis par Erick Mogis 
Photographe : Jacques Loew
Droit auteur de cette interview
 
Blog sur Mimie Mathy
mimiemathylove270805
  Publié par Sophie R.

Tags : la vie de mimie

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Comments :

  • Guynia

    21/05/2018 at 9:35 PM

    Bonsoir ,
    Un long week-end qui se termine .
    Demain, plongeon dans les remous du quotidien !
    J'espère que tu en as bien profité ,
    Malgré ce temps un peu mitigé .
    Merci pour ta fidélité la gentillesse de tes mots.
    Passe une superbe soirée , une nuit sans équivoque .
    Avec toute ma tendresse,
    Gros bisous de ton amie Nadine .

  • christineditcricri62100

    21/05/2018 at 6:46 PM

    bien mimie en photographe

  • Guynia

    19/05/2018 at 9:29 PM

    Coucou, bonsoir !
    Journée plutôt chamboulée, j'en suis désolée .
    Problèmes de connexion avec Skyrock .
    Plusieurs arrêts sur image !
    A plusieurs reprises, j'ai éteint mon pc, puis allumer de nouveau.
    Toujours le même mode de fonctionnement !
    De guerre lasse, j'ai arrêté mes essais et me voilà !
    Je touche ma tête (c'est du chêne !)
    Moi, j'ai passé mes nerfs sur le jardinage,
    Ben oui, je ne suis pas du tout people,
    Je n'ai pas campé devant ma télé !
    Merci pour ta compréhension .
    J'espère que tu as passé une agréable journée,
    Un excellent début de ce long week-end .
    Passe une excellente soirée,une douce et reposante nuit.
    Avec toute la tendresse de mon amitié,
    Gros bisous de ton amie Nadine .

  • christineditcricri62100

    05/05/2018

    dur de passer

  • Demi-Teinte

    01/05/2018

    Pour le logiciel, je pense que beaucoup de photographes travaillent avec Photoshop et Illustrator.
    https://www.adobe.com/fr/products/illustrator.html

  • christineditcricri62100

    25/04/2018

    a demain si je pe

  • LA-SOMME509

    12/04/2018

    Dicton du jour : À la Saint-Jules, mauvais temps n'est pas installé pour longtemps. Bonne Journée. Bises

  • Guynia

    05/04/2018

    Coucou, bonsoir
    Un petit contretemps , mais me voilà !
    Merci pour ta gentille visite,
    Un petit bonheur qui efface un oubli
    Passe une bonne soirée, une douce nuit.
    Désolée de ne pas rester plus longtemps,
    Oups ! je me sauve vers la fidélité .
    Un gros câlin tendresse, des bisous d'amitié.
    Ton amie Nadine .

  • christineditcricri62100

    02/04/2018

    tres super en photographe

  • christineditcricri62100

    29/01/2018

    a demain

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