article 529 : « J'ai un homme fabuleux qui m'aime telle que je suis depuis quatorze ans »

article 529 : « J’ai un homme fabuleux qui m’aime telle que je suis depuis quatorze ans »
 
Mimie Mathy : « J'ai un homme fabuleux qui m'aime
telle que je suis depuis quatorze ans »
 
Elle revient de loin. D'une enfance différente, racontée dans un livre à paraître le 11 mai. Et, plus récemment, d'un bloc opératoire où chaque geste a compté. Entretien avec une vraie battante.

Pour un peu, on s'attendrait à un « Madame est servie ! ». Petit tablier blanc noué sur une robe noire, Mimie Mathy nous reçoit en soubrette. Nous sommes dans le château de l'imitateur Yves Lecoq, à Villiers-le-Bâcle, dans l'Essonne, sur le tournage du 85eme épisode de Joséphine, ange gardien. L'action a été transposée en 1925. Ambiance très Downton Abbey. La comédienne semble heureuse d'être de retour au travail : il y a une semaine encore, elle se remettait dans un centre spécialisé de son opération du dos du 17 janvier dernier. Ce qui explique les béquilles à côté de son fauteuil. Mimie trotte très bien sans. Mais mieux vaut être prudent entre deux prises. La pétillante quinqa – bientôt sexagénaire – a profité de sa convalescence pour écrire avec l'auteur de best-sellers Gilles Legardinier « Vaut-il mieux être toute petite ou abandonné à la naissance ? » (éd. Belfond). De tout cela, elle nous parle à c½ur ouvert.

Gala : On a tout entendu sur votre opération. Grave, pas grave ?
Mimie Mathy : Disons qu'elle était lourde. Il valait mieux que le médecin n'ait pas la tremblote vu qu'il fallait bloquer les quatrième et cinquième vertèbres lombaires, dégager le chemin pour que la moelle épinière soit tranquille... Bref, ce n'était pas rien. On appelle ça une arthrodèse. Je la repoussais sans cesse, mais j'avais de plus en plus mal au dos. J'avais déjà subi deux interventions pour des hernies discales mais, là, j'ai été réopérée de tout ce qu'on avait déjà corrigé, jusqu'au milieu du dos. J'ai été ouverte de trente centimètres. Durant six heures d'anesthésie.

Gala : Y avait-il des risques ?
Mimie Mathy : Le chirurgien m'a assuré que non. Et puis l'anesthésiste qui m'avait endormie pour les deux précédentes opérations, et qui est devenue une amie, était là. J'étais en confiance. Après, on invite tout le monde allumer un cierge, à prier Vishnou, Bouddha...

Gala : Avez-vous craint de dépendre physiquement de votre mari ?
Mimie Mathy : Bien sûr que j'y ai pensé. Mais Benoist m'a dit : « Je serai toujours là. » Comme il sait que je serai toujours là pour lui. Nous sommes tous les deux suffisamment optimistes pour conjurer le pire.

Gala : Parce que votre mari est optimiste, lui aussi ?
Mimie Mathy : Encore plus que moi. C'est peut-être pour cela qu'il m'a épousée... Il y a douze ans déjà ! J'ai un homme fabuleux qui m'aime telle que je suis depuis quatorze ans, qui se fiche du qu'en-dira-ton, car il y en a forcément eu au départ, et qui fait l'unanimité parce qu'il a une sincérité et une foi dans la vie extraordinaires. Les gens voient bien qu'il n'est pas dépendant de moi. Benoist est heureux dans ses vignes. Il travaille on vin en biodynamie près de notre maison en Provence et me rejoint à Paris tous les week-ends.

Gala : Comment vous a-t-il soutenue ?
Mimie Mathy : En dissimulant son angoisse. Parce qu'il a eu très, très peur quand même. Il me l'a avoué après l'opération. Il a bien fait. Aujourd'hui, je n'ai mal nulle part, je fais juste attention à ne pas chuter.
 
article 529 : « J’ai un homme fabuleux qui m’aime telle que je suis depuis quatorze ans »
 

Gala : Dans votre livre, vous vous étonnez qu'on veuille toujours vous faire avouer vos moments de cafard, alors que ce n'est pas votre truc...
Mimie Mathy : J'ai parfois pleuré parce que je n'arrivais pas à rouler des pelles comme toutes mes copines au cinéma, mais je me disais : « Un jour, ça t'arrivera. » J'avais confiance. Je ne pouvais simplement pas tout avoir en même temps. Peut-être est-ce une forme d'inconscience folle, qui vient de cette force extraordinaire que m'ont donné mes parents.

Gala : Je regarde vos yeux bleus, votre maquillage : êtes-vous une séductrice ?
Mimie Mathy : On ne fait pas ce métier pour séduire la glace de sa salle de bains ! On a envie de plaire. Et puis, c'est une façon de dire : ne regardez pas ma taille, regardez mon sourire, mes yeux, vous oublierez peut-être le reste. On apprend à faire avec ce qu'on a. J'ai la chance d'avoir des yeux qui parlent et un beau sourire, alors...

Gala : Vous confiez dans votre livre que si vous aviez été enceinte d'un enfant comme vous, vous ne l'auriez pas gardé. Comme si votre vie n'était pas aussi facile que vous affirmez...
Mimie Mathy : Non, non, pas du tout. J'ai assumé ma différence parce que j'étais dans un milieu dit « normal » et que je ne pouvais en aucun cas en vouloir à mes parents : je suis le fruit du hasard. Mais est-ce qu'un enfant ne m'en aurait pas voulu de l'avoir mis consciemment au monde avec cette différence ? Qui plus est en ayant une mère déjà atteinte ? Je dis cela, mais qui sait, si, enceinte de trois mois, je ne l'aurais pas gardé malgré tout... La vie est bien faite : ce dilemme ne s'est pas présenté.

Gala : En épousant Benoist, vous êtes devenue belle-mère pour ses quatre enfants. Qu'ont-ils pensé quands ils ont su que leur père sortait avec Mimie Mathy ?
Mimie Mathy : Ils ont toujours été discrets. Ils ont vu que j'assumais ma différence, alors ils l'ont assumée eux aussi. Et puis, je les ai très vite mis dans ma poche. Parce qu'il y a quand même quelques avantages à avoir une belle-mère comme Mimie Mathy : venir sur les tournages, entrer dans les coulisses des Enfoirés, par exemple. (Rires) Enfin, ce n'est pas comme si j'étais actrice de porno, ils n'avaient pas à avoir honte. Sans compter que je m'entends bien avec leur mère et n'ai en rien été responsable de sa séparation d'avec Benoist. Ils étaient libres tous les deux.

Gala : Vous voilà bientôt de nouveau grand-mère...
Mimie Mathy : Oui, par procuration. Le quatrième petit-enfant arrive en juillet. Eliott et Raphaël ont respectivement deux mois et un mois, l'aînée, Jade, bientôt trois ans. Je suis gâteuse, mais pas autant que mon mari. Benoist est dingue de sa petite-fille. Il n'a qu'une envie, c'est l'emmener sur son tracteur. Oui, j'ai un homme exceptionnel. On croit que cela n'existe pas et puis...

Gala : Votre bonheur conjugal, c'est votre pied-de-nez au destin ?
Mimie Mathy : Aucun esprit de revanche chez moi : cela voudrait dire que je n'étais pas heureuse avant. C'est plus « regardez, j'y suis arrivée, alors que personne n'y croyait ». Mes copines me disent que je suis un espoir pour tout le monde.

Gala : C'est vrai que vous aviez droit au bonheur...
Mimie Mathy : Je me fais cette réflexion parfois : mesurer 1,32 mètre, cela n'est pas courant. J'ai payé pour les autres. Si tant est qu'on puisse voir les choses ainsi. J'ai encore la chance d'avoir mes parents qui ont quatre-vingt-cinq et quatre-vingt-six ans, mes frangines, mes neveux. Mes beaux-enfants vont bien... Je me dis que j'ai sans doute eu mon quota de difficultés, et que là, c'est un peu cool, c'est pas mal, alors profitons...

Gala : A la différence de Gilles Legardinier qui communique volontiers avec ceux qui, comme lui, ont été abandonnés, vous veillez à ne pas cultiver l'entre-soi ave des gens de petite taille...
Mimie Mathy : Oui. Je pense que c'est le meilleur moyen de s'enfermer dans un ghetto. Que vous soyez Noir, Juif, roux, handicapé, qu'importe, c'est une façon de dire : « Voyez, on n'est pas comme tout le monde ! » Mais personne n'est comme tout le monde. C'est ce que j'apprends à Jade, ma petite-fille. « Mamimie, t'es petite », m'a-t-elle lancé l'autre jour. Je lui ai répondu : « Oui, et alors ? C'est rigolo ! Regarde, papy, il est grand, on est différents. Heureusement, non ? Sinon, qu'est-ce qu'on s'embêterait. » Chez nous, on ne s'embête jamais.
 
Gala n°1247 du 3 mai 2017
Propos recueillis par Maryvonne Ollivry
Photographe : Manuelle Toussaint
Droit d'auteur de cette interview
 
Blog sur Mimie Mathy
mimiemathylove270805
  Publié par Sophie R.

Tags : la vie de mimie

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Comments :

  • Zelie-la-Machine

    16/01/2018 at 10:32 PM

    .........................................................................................
    .........................VROUM VROUM........................................
    .........................tut tut !!!.....................................................
    .........................J'arrive avec camion chargé de bisous..........
    .........................Rien que pour toi .....................................
    .........................Te souhaiter une très bonne soirée........
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    .................|.............☼BISOUS☼.............|||....|""....__.......
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    ........................."((...))..((..))"^^^^^^^^^^^^^^^^((..))
    ..............Ainsi qu' une très agréable nuit ...............................
    ......... Comblée de doux rêves .....................................
    ................. Gros bisous
    ton amie Nounouche...
    ==========

  • Zelie-la-Machine

    16/01/2018 at 10:32 PM

    à bientôt

  • Zelie-la-Machine

    16/01/2018 at 10:32 PM

    bisous

  • Zelie-la-Machine

    16/01/2018 at 10:32 PM

    et peut-être même plus

  • Zelie-la-Machine

    16/01/2018 at 10:32 PM

    espérons que tu feras encore 9 autres années

  • Zelie-la-Machine

    16/01/2018 at 10:31 PM

    j'avais pas encore kifé celui-ci

  • Zelie-la-Machine

    16/01/2018 at 10:31 PM

    beau montage

  • Zelie-la-Machine

    16/01/2018 at 10:31 PM

    comment ça va?

  • Zelie-la-Machine

    16/01/2018 at 10:31 PM

    coucou

  • Oo-black-rose-du-931-oO

    12/01/2018 at 6:23 PM

    gros bisous merci

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